Décrochage scolaire : que faire quand tu n'en peux plus ?
Si tu décroches, parle d'abord à un adulte de confiance ou au psy-EN de ton établissement, puis explore une voie plus concrète selon ton âge.
Guide
Personne n'a le droit de t'humilier, ni un élève, ni un professeur, ni un employeur. Si tu subis des moqueries ou des remarques qui te rabaissent, garde des preuves et parles-en tout de suite : au CPE ou au chef d'établissement à l'école, au référent de ton CFA ou à l'inspection du travail en entreprise, et au 3018 ou au 119 en cas de besoin. Dénoncer, ce n'est pas balancer : c'est te protéger.
On t'a peut-être appris qu'il ne faut pas « balancer ». Mais se taire, c'est laisser la personne continuer, sur toi et sur d'autres. Les moqueries répétées, les humiliations devant les autres, les surnoms blessants et les remarques du type « tu n'arriveras jamais à rien » font de vrais dégâts sur la confiance et la santé. En parler est un droit, et souvent un devoir.
Au travail, des agissements répétés qui dégradent tes conditions de travail et portent atteinte à ta dignité ou à ta santé sont du harcèlement moral. C'est un délit puni jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 € d'amende. Tu peux :
Si on se moque de toi à cause de ton origine, ta couleur de peau, ta religion, ton handicap, ton orientation sexuelle, ton apparence ou ton lieu de vie, c'est de la discrimination. Appelle le 3928 : des juristes du Défenseur des droits t'écoutent et t'aident gratuitement.
Non. Si un professeur humilie ou rabaisse un élève, il faut en parler aux parents et au chef d'établissement. Si rien ne change, le médiateur de l'Éducation nationale peut être saisi gratuitement. En cas de violence, le 119 répond 24 h/24.
En parler au référent de ton CFA, saisir le médiateur de l'apprentissage, consulter le médecin du travail ou alerter l'inspection du travail. Le harcèlement moral au travail est un délit puni jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 € d'amende.
Le 3018 pour le harcèlement (gratuit, anonyme, 7 j/7 de 9 h à 23 h), le 119 en cas de danger (24 h/24), et le 3928 en cas de discrimination.
Vérifié le 28 septembre 2026. Les montants changent chaque année : en cas de doute, le site officiel fait foi.
Si tu décroches, parle d'abord à un adulte de confiance ou au psy-EN de ton établissement, puis explore une voie plus concrète selon ton âge.
Être en échec à l'école ne veut pas dire être nul.
Pour reprendre des études après un décrochage, les micro-lycées et lycées de la nouvelle chance accueillent les 16-25 ans jusqu'au bac en petits groupes, les maisons familiales rurales forment en alternance dès la 4e, et le CNED permet d'étudier à distance.