En cas d'échec scolaire, il faut d'abord comprendre la cause (trouble dys ou de l'attention, harcèlement, ennui, orientation qui ne convient pas, difficultés à la maison), puis demander les aides gratuites de l'école : PPRE, PAP, stages de réussite, Devoirs faits. Si le format scolaire ne convient pas, l'apprentissage dès 15 ans, les écoles de la 2e chance ou la Mission locale ouvrent d'autres voies.
L'échec scolaire en chiffres
En France, 7,6 % des jeunes de 18 à 24 ans ont quitté l'école sans diplôme du secondaire et ne sont plus en formation (2023). C'est beaucoup moins qu'il y a vingt ans : environ 11 % en 2003.
Chaque année, environ 76 000 jeunes sortent de formation initiale avec au mieux le brevet (moyenne 2018-2020).
Autrement dit : si tu es en échec, tu n'es ni seul ni condamné. Et la plupart des jeunes qui ont décroché finissent par reprendre une formation.
Les causes les plus fréquentes
Un trouble des apprentissages non repéré : dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, trouble de l'attention (TDAH). L'Éducation nationale reconnaît qu'ils causent des difficultés durables. Le guide dys et TDAH.
Le harcèlement : environ 6 % des collégiens se déclarent victimes. On ne peut pas apprendre quand on a peur. Que faire.
L'ennui et le manque de sens : rester assis des heures sans comprendre à quoi ça sert. Le guide sur l'ennui.
Une orientation qui ne convient pas : une seconde générale choisie par défaut, par exemple.
Les inégalités sociales : en France, l'origine sociale pèse fortement sur la réussite scolaire, plus que dans la plupart des pays de l'OCDE. Ce n'est pas une question d'intelligence.
Les aides gratuites de l'école
Le PPRE (programme personnalisé de réussite éducative) : un plan d'aide sur quelques objectifs précis, décidé avec l'équipe pédagogique.
Le PAP (plan d'accompagnement personnalisé) : des aménagements durables en cas de trouble des apprentissages (temps, supports, évaluations). Les parents peuvent le demander ; le médecin de l'Éducation nationale donne son avis.
Le PPS (projet personnalisé de scolarisation) : en cas de handicap reconnu par la MDPH.
Les stages de réussite : 5 jours de 3 heures en petits groupes pendant les vacances, gratuits, sur la base du volontariat.
Devoirs faits : de l'aide aux devoirs gratuite au collège, obligatoire en 6e.
Le RASED à l'école primaire : des enseignants spécialisés et des psychologues.
Le psy-EN au collège et au lycée : pour parler de l'orientation et de ce qui bloque. Comment prendre rendez-vous.
Pour les parents : ce qui aide vraiment
Arrêtez les comparaisons et les punitions sur les notes : elles aggravent l'anxiété et l'évitement.
Demandez un rendez-vous avec le professeur principal pour comprendre ce qui se passe, matière par matière.
Faites vérifier la vue, l'audition, le sommeil, et parlez au médecin d'un possible trouble dys ou de l'attention.
Demandez par écrit un PPRE ou un PAP si les difficultés durent.
Cherchez ce qui motive votre enfant en dehors de l'école : c'est souvent là qu'est sa voie.
Parfois, ce n'est pas l'élève qui ne va pas, c'est le format. Beaucoup de jeunes en échec au collège réussissent dès qu'ils apprennent en faisant. L'apprentissage est possible dès 15 ans après la 3e, payé au minimum 504,10 € brut par mois. Après 16 ans, la Mission locale accompagne gratuitement, et les écoles de la 2e chance sont faites pour repartir. Pour comparer : le tableau des voies.
Écris noir sur blanc ce qui bloque : une matière, un prof, la classe, la fatigue, l'ennui. Nommer, c'est déjà avancer.
Demande le PPRE ou le PAP par écrit : une demande écrite est plus difficile à oublier.
Inscris-toi au stage de réussite des vacances : c'est gratuit et en petit groupe.
Fais au moins un stage d'observation dans un métier concret cette année.
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Questions fréquentes
Quelles sont les causes de l'échec scolaire ?
Les causes les plus fréquentes sont les troubles des apprentissages (dys, TDAH) non repérés, le harcèlement, l'anxiété, l'ennui et le manque de sens, une orientation qui ne convient pas et les inégalités sociales. Il y a souvent plusieurs causes à la fois.
Quelles aides existent contre l'échec scolaire ?
L'école propose gratuitement le PPRE, le PAP en cas de trouble des apprentissages, le PPS en cas de handicap, les stages de réussite pendant les vacances, Devoirs faits au collège, le RASED en primaire et les rendez-vous avec le psy-EN.
Combien de jeunes sortent de l'école sans diplôme ?
Environ 76 000 jeunes par an quittent la formation initiale avec au mieux le brevet (moyenne 2018-2020). En 2023, 7,6 % des 18-24 ans avaient quitté l'école sans diplôme du secondaire et n'étaient plus en formation.
Mon enfant est en échec scolaire, que faire ?
Comprendre la cause avec le professeur principal, faire vérifier la vue, le sommeil et un possible trouble dys ou TDAH, demander un PPRE ou un PAP, et explorer avec lui des voies plus concrètes comme l'apprentissage, sans en faire une punition.
L'échec scolaire empêche-t-il de réussir ?
Non. L'apprentissage dès 15 ans, les écoles de la 2e chance, la VAE ou le DAEU permettent d'obtenir un métier et des diplômes par d'autres chemins.
Pour reprendre des études après un décrochage, les micro-lycées et lycées de la nouvelle chance accueillent les 16-25 ans jusqu'au bac en petits groupes, les maisons familiales rurales forment en alternance dès la 4e, et le CNED permet d'étudier à distance.